La bonne période

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Hier, après être rentrée du boulot, je suis ressortie pour prendre de la bouffe pour mon chat chez le véto puis je suis allée faire quelques courses

Et accessoirement j’avais grave ENVIE d’acheter de la glace Ben&Jerry’s

Parce qu’à chaque fois qu’il fait chaud, c’est comme une envie de faire pipi hein, je pense direct à une glace Ben&Jerry’s (j’aimais beaucoup la Chocolate Fudge Brownie, mais depuis quelques temps, j’ai acquis l’intime conviction qu’il y a moins de morceaux de brownie dedans alors me sentant culinairement trahie j’essaie d’autres parfums).

En sortant, j’ai vu des parents qui rentraient au compte goutte dans l’école à côté de chez moi. Peut-être était ce la fête de fin d’année. J’ai essayé de jeter un oeil, mais j’ai pas eu le temps de voir. Une dame était assise à côté de l’entrée avec son petit fils, un bébé de quelques mois qui faisait des sourires au monsieur en face de lui. Plus loin, il y avait deux ados, chacun sur leur vélo, en train de discuter. Des mômes en train de courir, de pousser des cris, hilares, ils galopaient comme des petits fous.

Je me suis dit : rah ouais putain, ça sent l’été, ça sent la fin d’année scolaire. C’est cool ça.

Avant, quand j’étais au collège, l’été me semblait être l’une des saisons les plus angoissantes de la terre. A l’époque, je ne partais pas en vacances. J’allais un jour ou deux par ci ou par là, on allait voir ma tante à Orléans et parfois ma sœur et mes nièces venaient chez nous, donc il y avait du mouvement. Mais au final, j’avais l’impression de me retrouver seule avec moi-même, je restais chez moi et il fallait s’occuper pendant deux mois. Juste moi…et moi. Et puis j’avais honte aussi à la rentrée lorsque la sempiternelle question arrivait sur le tapis : et toi tu as fait quoi pendant les vacances ? J’avais honte parce que je n’osais avouer qu’hormis 1 voyage en train à Orléans, j’étais restée dans ma bonne vieille bourgade du 7-8, j’avais tellement la trouille de passer pour une looseuse (arf la jeunesse, on est vraiment trop dur avec soi-même à certaines périodes de nos vies).

Pourtant je ne m’ennuyais pas, je prenais ce temps de vacances pour écrire, lire, regarder des trucs à la télé. Avec le recul, je crois que c’est aussi à ce moment là que je faisais le plus fourmiller mon imagination.

Je crois que c’est aussi à cette époque que j’ai acquis l’idée que l’été, c’était THE moment de renouveau, de passage d’un état à un autre, de changement.

Pour moi à l’époque, ça voulait dire que l’été me permettrait de me revigorer pour la rentrée et qu’en septembre, les choses se passeraient comme ci ou comme ça, que je serais une fille trop cool, populaire et enfin super canon. Et que ce garçon dont j’étais folle, eh bah ce garçon il allait enfin poser les yeux sur moi et on allait se faire des bisous.

La jeunesse quoi (bis repetita)

Je suis moins radicale aujourd’hui, mais je garde toujours cette petite loupiotte en tête que  juillet/août c’est les mois où l’on se lâche, on se détend, on revient davantage à soi, à ce qu’on a envie de faire, à ce que l’on a envie d’être. Une parenthèse pour se poser, se ressourcer et/ou amorcer des changements. Le temps me semble suspendu ou ralenti.

Le champ des possibles me paraît plus ouvert personnellement, professionnellement, intimement, amoureusement, amicalement. Je me sens un peu (un peu hein) plus ouverte aux changements et à ce qu’il se passe des trucs dans ma vie (c’est peut-être pour ça que mes 3 derniers étés ont été complètement foutraques et plutôt étranges en terme d’évènements). C’est pas tant que tout se passe l’été hein, mais disons qu’il se passe un truc en plus.

Ça doit être la chaleur (oui oui je sais il y a eu  suffisamment de pluie pour remplir nos nappes phréatiques jusqu’en 2020, mais là, on y croit la chaleur va rester…tous avec moi faisons des incantations au dieu du soleil. Oui le dieu du soleil, le gars qui se bidonne en nous regardant enfiler nos Kway depuis 3 mois, oui celui-la même le con).

La légèreté des corps aussi. Qu’est ce qu’il y a de mieux que de se délester de ce gros pull qui nous suit depuis avril. Ah ah.

Et lorsque l’on sent la peau qui respire, qui se réchauffe au soleil.

Oui c’est ça que j’aime le plus, repartir de plus belle avec l’énergie qu’on a déjà, celle que l’on veut avoir et celle que l’on sent déjà poindre et qui ne demande qu’à lâcher son potentiel dès maintenant.

Parce que oui, la bonne nouvelle c’est qu’on n’a pas besoin d’attendre que le mois de septembre pointe le bout de son nez.

On peut s’y mettre là, maintenant tout de suite. Juste décider que…

Et quelque chose se met en marche.

 

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