Des trucs appris

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Début février y a le jour des crêpes.

C’est aussi le jour de mon anniversaire.

Cette année, j’ai eu 35 ans.

Ouais.

35.

Et ce que je note avec ce nouveau passage à la sagesse (ouais carrément) c’est que j’ai la sensation d’avoir appris beaucoup de cette année. Et pas que via de GRANDS moments de vie hein, mais plutôt d’un truc aussi banal que le quotidien.

-je ne suis pas très patiente, mais je me soigne : grâce à mes cheveux afros si longtemps conspués (par moi-même) pour leur côté indiscipliné, sec et non lisse, je les découvre à nouveau. Je me suis lancée le défi d’en prendre soin toutes les semaines via mes sessions shampooings/après-shampooings et masques (ah oui, il faut ce qu’il faut pour s’en occuper) et au quotidien via les produits que je mets pour le coiffage. Après un an et demi à en prendre soin très régulièrement, mes cheveux ont poussé, sont moins secs, en meilleure santé (oui on dirait une pub) et je fais des coiffures que je ne pensais pas possibles auparavant. Comme quoi, la patience, la volonté et l’envie de se faire du bien ça paye.

-le changement ça a du bon : j’en avais parlé ici, je médite. Pour début janvier, je me suis dit que j’allais tenter une nouvelle approche.  Et quel changement nom d’une fucking chocolatine fourrée au nutella. Je médite le matin maintenant, juste après le réveil. Je sélectionne un fichier MP3 sur mon téléphone ou sur youtube dans ma playlist méditation. En ce moment, je fais uniquement des méditations guidées (c’est à dire que quelqu’un te parle doucement et avec bienveillance dans la vidéo) parce que mon mental était vraiment trop pollué quand je faisais de la méditation juste en musique. Quels sont les effets ? déjà je ne commence pas la journée sur Facebook (réseaux sociaux quand tu nous tiens). Depuis janvier, je me sens plus posée et beaucoup plus ancrée dans mon quotidien. J’ai plus de recul sur les choses et je suis ravie de débuter la journée comme ça.

– en vrai, je suis une sportive : bon je n’ai pas le niveau d’une Séréna Williams, mais le fait de faire de la gym suédoise me remet dans de bonnes considérations physiques et mentales. Pour ceux qui s’en souviennent. Il y a un moment où je faisais du jogging très régulièrement. Progressivement, j’ai arrêté, faisant des petites sessions moins régulières. Mais tout de même cette phase jogging m’a redonné confiance dans le fait que je peux moi aussi faire du sport et bien me débrouiller. La gym suédoise me fait le même effet. Je progresse à chaque séance, j’aime beaucoup ce moment intensif de mouvage de body et je tiens le rythme toute la séance et ne lâche pas l’affaire (bon un peu au moment des abdos). Et puis je me sens hyper sexy dans mon pantalon de fitness. What else ? 🙂

-s’apprivoiser physiquement prend du temps : alors disons le tout de go. Il me reste quelques menus complexes comme tout un chacun/chacune. Mais je peux le dire aussi, j’ai un rapport avec mon corps beaucoup plus sympa et bienveillant. En grande ligne, j’ai arrêté de me dézinguer physiquement et je me dorlote tous les jours. C’est fou comme il m’a été difficile de stopper mes critiques désobligeantes envers mon physique parce que je me suis habituée à être désagréable avec moi même pendant beaucoup trop d’années. C’est aussi valable pour les remarques envers moi-même en général

-s’apprivoiser personnellement ça prend du temps : j’ai arrêté aussi de me parler en terme méchant et critique genre « t’es conne », « t’es nulle », « tu sers à rien ». Je ne sais plus comment ça m’est venue, mais je me suis dit que m’adresser ce genre de message envers moi c’est tellement violent. Et puis ça me sert à quoi objectivement hormis me rabaisser. Je reste persuadée que l’on peut se parler à soi dans une forme de gentillesse et d’objectivité et j’y travaille. D’ailleurs je pense que cela fait partie de la communication non violente. Je parle beaucoup de ce concept avec des ami-e-s.

-parfois ça sert à rien de s’accrocher : à des pensées, fixettes, des trucs où l’on se dit que ça doit être comme ça et puis c’est tout, des projections, on s’est imaginé que cela sera comme ça ou cela ne sera pas du tout. C’est aussi valable relationnellement parlant.

-sortir de sa zone de confort, c’est vraiment, VRAIMENT, une bonne chose : j’essaie très régulièrement de me « frotter » à quelque chose d’inédit pour me sortir de ma zone. Ça peut-être d’aller au ciné seule, d’écouter un-e artiste dont l’univers musical m’est étranger, aller dans un nouvel endroit pour manger ou boire un verre, rencontrer de nouvelles personnes. Parler devant un auditoire de manière imprévue. Participer à un stage d’expression corporelle avec des gens inconnus pendant 3 heures alors que l’on est une flippée du contact (oui ça c’est moi il y a 1 semaine). J’ai la sensation que c’est comme ça que j’arrive à me connaître encore plus et cela me donne confiance.

-la vie t’envoie des scuds : et parfois c’est pour mon bien. Il m’est arrivé des trucs pas très sympathiques en 2015 dans plusieurs domaines de ma vie. Et passé ce moment de sidération, de peine et de tristesse intense où je me suis dit : pourquoi ça m’arrive à moi bordel de cul, pourquoi ? J’ai fini par y voir quelque chose de positif. Oh que non, bien sûr que je ne me suis pas réveillée le lendemain matin en me disant que c’était au final profitable pour moi. Ce sentiment d’avoir appris quelque chose d’un évènement pas cool, c’est arrivé après plusieurs semaines, mois. Pour ma part, j’ai l’impression que je reste trop butée sur certaines choses et je m’y accroche (ah bah tiens ça me rappelle un truc dis plus haut) alors que j’ai des signaux qui me disent : là, ma chère, il te faut lâcher. Et il se passe un truc provoqué consciemment ou inconsciemment. Et là je n’ai pas le choix, je dois me poser des questions et je dois commencer à prendre plus de recul. Et plus tard, bien plus tard, je me dis que sans cet évènement, je serais encore beaucoup trop accrochée, l’angoisse chevillée au corps alors qu’il me fallait prendre la décision de dire stop.

-être bien entourée : c’est quand même de la boulette. Je ne sais pas si j’ai eu la chance de bien choisir mes ami-e-s ou si j’ai eu la chance d’être choisie par eux. Les deux en fait.

-avoir confiance en soi, ça s’apprend : et je trouve cela même nécessaire à apprendre. Perso, j’ai l’impression qu’avoir pris confiance en moi, cela a modifié mes rapports avec autrui et aussi avec moi de manière considérable.

-s’écouter c’est important.

-j’apprends beaucoup, mais je ne suis sûre de rien à 100%. Comme je le disais, il n’y a pas si longtemps à ma pote S. Perso, je me laisse toujours un petit degré de 2% de doutes sur mes certitudes, parce que je pense que c’est comme ça que je ne reste pas (trop) figée sur les choses, que je reste curieuse, tolérante et ouverte aux changements et à des aspects insoupçonnés de moi-même.

Et vous qu’est ce que vous avez appris cette année ?

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2 Réponses

  1. Joyeuse année de sagesse 😉

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