Let it go

Smartphone

Mon téléphone m’informe depuis quelques jours avec une petite icône assez alarmiste, pour me dire que : Heyyyy Hoooo l’espace disque est insuffisant sur le smartphone.

Alors j’efface, je mets des infos sur la carte SD, je transfère des photos dans des espaces de stockage sur internet.

Bref, je fais de la place.

Et puis à un moment, je me mets à farfouiller dans mes textos. Je cherche un brouillon et je remonte le fil des messages.

Je me dis que je peux en supprimer quelques-uns.

Alors je supprime. D’abord les numéros sans contact. Souvent des stagiaires que je ne côtoie plus, des renseignements donnés aux compagnies que je rencontre au travail (dont les numéros sont au final stockés au théâtre). De la pub, des mots de passe renvoyés, mais modifiés.

Au début, je le fais simplement. Je zieute quelques instants la ligne de début de message et hop une petite manip et la conversation disparaît. Après cette première vague de suppressions, il reste encore pas mal de textos. Il y a ceux des ami(e)s, des copains, que je veux garder à tout prix parce qu’il me rappelle des souvenirs et que je suis attachée affectueusement à ces échanges.

Ceux qui sont adressés à des personnes que je ne vois pas souvent, mais le lien est toujours là, on se donne des nouvelles , on se voit, on a des petites attentions pour l’autre même si c’est épisodiquement, même si les échanges se font rare, quelque chose perdure. Je garde aussi.

Et les autres. Ces messages pour des invitations ou pour donner des nouvelles, envoyés à des contacts et qui n’ont jamais eu de réponses ou une réponse polie voire évasive. Ces personnes que je ne vois plus. Du tout. On ne s’est pas fritté, c’est juste que le lien amical s’est doucement délité.

J’efface et je me dis que derrière tout ça, il y a mon envie de ne plus forcer les choses. Oui parce qu’il fut un temps où j’étais très pugnace, une personne de manière récurrente, n’était pas disponible ou ne répondait pas à mes messages, la personne ne me relançait pas, mais j’essayais de garder le lien. Même si pour cela, j’avais l’impression désagréable d’être celle qui faisait souvent (trop) le premier pas. Même si j’avais envie dans le fond que l’autre vienne vers moi, montre des signes que lui ou elle avait le désir que l’on se voit.

Il fut un temps où j’étais incapable de lâcher l’affaire et cela même si  j’étais déçue de ce lien amical qui ne me convenait pas. J’étais bouleversée rien qu’à l’idée de ne pas avoir suffisamment essayé de préserver l’amitié. Comme si je me sentais responsable du lien de A à Z. Oubliant que nous étions deux à nourrir (ou non) la relation.

Pendant quelques instants, je me suis sentie un peu morose. Puis je me suis sentie soulagée de sentir que c’était juste que chacun/chacune y compris moi, voguions vers d’autres aventures. Pas d’engueulades, pas de ruptures amicales en mode perte et fracas, juste des routes qui se séparent.

Et il y a quelque chose d’apaisant à le penser.

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