Par la fenêtre

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Il y a quelques jours, j’ai du me lever plus tôt que d’habitude.

Bon. D’habitude. Je peux me lever à une heure qui ne compromet pas trop mon sommeil réparateur.

Cependant. Quand je dois sortir de ce petit train train quotidien, je traîne la patte. Le lever dès Potron-minet, n’est pas vraiment mon truc.

Alors la veille, quand j’ai réglé mon réveil pour le lendemain et que j’ai vu mon nombre riquiqui d’heures de dodo, j’ai fait la tronche.

Et le lendemain, quand mon morceau du moment (Can’t hold us Macklemore & Ryan Lewis) a retenti pour me tirer des bras de morphée, je me sentais bien renfrognée.

J’ai difficilement ouvert les yeux. J’ai tâtonné dans l’obscurité pour retrouver l’interrupteur de l’halogène. Mis les pieds par terre. Ouvert la porte, allumé la lumière du salon, ai pris un verre d’eau. Puis j’ai pris une assiette et je me suis coupée une GROSSE part du gâteau au chocolat fait maison la veille. Je suis ensuite retournée tranquillement le déguster dans mon lit.

Assise sur ma couette, les pieds vers la tête de lit, je picorais dans mon assiette.

Je me sentais très fatiguée, je réfléchissais à mes rendez-vous de la journée et mes pensées ont filé vers des trucs moins cools. Des difficultés qui ont chagriné mon esprit pendant plusieurs semaines.

Je me suis dit que ça allait mieux de toute façon et que je n’allais pas ressasser tout ça. J’ai alors tourné la tête vers la fenêtre et j’ai vu ce petit rayon de lumière matinal. J’ai ouvert davantage mon rideau et j’ai regardé dehors. Une douce luminosité baignait mon quartier. Quelques instants, je me suis dit que cette lumière semblait estivale.

Pas de lumière allumée chez les voisins d’en face, pas de passants dans la rue, des lampadaires urbains déjà éteints.

Comme une sensation que le temps s’est bel et bien arrêté.

« On dirait que tu es seule au monde. Tu pourrais être n’importe où ma fille » me dis-je. Dans le passé, dans le présent, dans un futur proche. Ça pourrait être l’été, le printemps. Tu es là où tu devais être. Je me suis marrée de cette pensée tarabiscotée.  Pourquoi je me mettais à philosopher de si bon matin ?

J’ai regardé dehors à nouveau et je me suis sentie bien. J’ai eu l’impression que ma journée allait forcément rouler sur de bons rails. J’ai même eu l’impression fugace que si je le décidais  à cet instant,  je pouvais faire le choix de commencer un nouveau volet de mon existence.

Parce qu’à cette seconde précise, tout était possible.

Tout.

J’ai fermé les yeux et j’ai laissé mes pensées se promener à leur guise.

J’ai rouvert les yeux, j’étais réconfortée.

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