Une nuit sans sommeil

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Quelle heure est-il ?

Je n’ose même plus regarder l’horloge. J’ai l’impression que ça fait des heures, que je tourne et me retourne sur moi-même. Je voulais me coucher tôt car demain matin, j’ai un rendez-vous dans la matinée. Non seulement, je me suis couchée tard, mais en plus je ne dors pas.

Je regarde l’heure, cela m’angoisse encore plus. Plus que quelques heures avant le réveil.

Je finis par me rendre l’évidence : je fais une bonne vieille insomnie.

C’est périodique chez moi. Plus jeune, j’en avais souvent. Surtout celles du dimanche soir (fatales), l’appréhension du lundi, l’envie de sécher les cours, tout ça, tout ça.

Bon et donc j’étais là à réfléchir au pourquoi du comment de cette insomnie.

Mon rhume, ce putain de nez bouché qui me fait dormir la bouche ouverte et mes ronflements qui me réveillent subitement (voui je sais pas glam).

Mon rendez-vous du jour avec ma diététicienne au top. J’étais arrivée en mode découragement, lui expliquant que j’avais peur de ne pas régler mes problèmes alimentaires, que j’avais l’impression de reculer un peu trop souvent dans mon processus d’apaisement avec la nourriture, que j’étais encore parfois embarrassée par les kilos que je trouvais en trop chez moi. Puis nous avons discuté, elle a su trouver les mots pour me remotiver, me redonner confiance, me faire voir que bien sûr que j’ai avancé (dans le fond, je le sais, mais durant les phases de découragement je ne suis plus très objective hein) et surtout me donner des petites pistes pour que je continue à avancer.

Et puis, je sais que je me sens angoissée ces temps-ci. Je me pose des questions sur moi, ma vie dans les prochaines semaines, dans les mois futurs. Comment ? Est ce que ? Je doute de moi, de ma faculté à rebondir. Et pourtant je le sais, je le sens, il y a de la combativité chez moi. Je me connais, je sais que dans les moments « critiques » je me relève, je fonce, je ne me laisse pas abattre.

Des projets, mes projets, comment les mettre en marche ? J’ai commencé à en enclencher certains, ça n’a pas vraiment abouti. Je suis déçue. Mais j’ai eu d’autres idées.

Ça fourmille, je pense, ressasse, retourne les idées, mes pensées. Je me mets sur le dos, sur le ventre, sur le côté. Ca ne marche pas.

Il y a les « trucs » de grand-mère pour faire venir Morphée. Un verre de lait, lire un livre, ne surtout pas allumer la télé ou l’ordi ça réveille trop, une tisane.

J’allume, je prends un livre, cela me calme. Puis je me recouche, je regarde l’heure (fallait pas) et re-belote.

Au bout d un moment, une petite voix dans ma tête se fait entendre, elle/je me raconte un conte, une petite fille d’abord, une ado, une jeune femme ensuite. Je connais l’histoire, mais cette fois, elle est racontée différemment. Il y a plus de positif, plus d’espoirs, moins de croyances négatives qui entravent ce conte. Et puis surtout, surtout, l’histoire se finit bien.

Je me suis endormie.

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2 Réponses

  1. Et ton fauve pendant ce temps la il dormait ? J’ai rarement des insomnies je suis même plutôt marmotte 🙂

    1. Le félin dormait à pattes fermés, quelle marmotte chanceuse 🙂

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