La jovialité peut jouer des tours, n’est ce pas

Katy-Perry

Il y a quelques jours, nous parlions « image » avec un collègue.

Il s’interrogeait sur le professionnalisme d’une personne. Il jugeait que cette personne donnait « l’image » de ne pas l’être et que son comportement jouait en sa défaveur.

Je le mettais en garde contre cette idée. L’image, c’est parfois juste un petit bout de la réalité. Je lui ai raconté une petite histoire me concernant.

Quand j’étais ado, mon « image » m’a quelque peu jouée des tours. Enfin plus particulièrement, le fait que je ris de manière peu discrète, ma spontanéité et mon côté quelque peu exubérant (un peu comme maintenant en fait, ah ah :-)). Il y a des gens qui apprécient, qui me jugent de bonne compagnie. Et puis il y a les autres, ceux qui trouvent ça fatiguant, qui n’aiment pas mon comportement et qui jugent que je suis uniquement une fille superficielle.

A l’époque, cela m’a rendue très triste. Je ne comprenais pas que des personnes soient horripilées par ça et qu’elles restent sur cette impression. Je voulais être agréable à tout le monde autrui et j’avais la sensation que l’on ne me voyait pas réellement comme j’étais.  J’en souffrais beaucoup. J’avais envie de leur dire : meuh non, ne vous arrêtez- pas à cela, je ne suis pas que ça. Je sais plaisanter, mais je sais aussi avoir des conversations sérieuses, je connais pas mal de choses, ouiiiiiiiiiiiii je sais aussi discuter. Laissez moi une chance de vous le montrer.

Dans le fond, j’avais la sensation de ne pas être « aimée » et je ne le supportais pas.

Alors je ne m’avouais pas vaincue, je mettais beaucoup d’énergie à me montrer sous un jour favorable auprès de ces personnes. J’essayais de contenir mon côté joyeux pour qu’elles voient que je pouvais aussi être sérieuse. J’essayais de leur prouver que leur vision était fausse. Mais bon, chassez le naturel, il revient au galop. J’étais tellement nerveuse que finalement j’étais encore plus volubile. Trop. Et donc encore plus énervante pour autrui.

Maintenant, ça va mieux. J’ai réfléchi à cette histoire d’image. Je me suis dit que si des personnes ne le sentaient pas d’aller au delà de ce que je donnais à voir, c’était leur problème. Même si cela m’est toujours désagréable de savoir que l’on ne me voit pas dans une globalité. De mon côté, je me suis interrogée : pourquoi cela m’importait tant que ces personnes en particulier me voient comme j’étais ? Qu’est ce qui me rendait nerveuse au point que je ne me comportais plus naturellement ? J’ai répondu à quelques unes de mes questions là dessus pas toutes, mais cela m’importe peu. Je n’ai plus autant le besoin de prouver à autrui que je suis comme ci ou comme ça. Je me connais mieux, j’ai plus confiance en moi et je gère mieux tout ça.

Enfin. Un peu.

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6 Réponses

  1. Et j’oubliais surtout garder son opignons à soi être vrai et soi même !

    1. T’as tellement raison 🙂

  2. Ah la la Elosya comme ce billet me parle !!!
    Tout ce que tu décris là et bien ce fut Moi il y a quelques années ! !
    Essayer de  » Modifier son caractère  »  » ou son comportement  »
    pour mieux plaire à autrui !!
    Comme toi j’ai un coté spontané qui parfois évidemment ammène dans des situations genre: Des rigolades, des situations un peu burlesques !!!
    Où des mots pouvant partir plus vite que mon ombre Lol faisaient donc que certaines personnes à qui je voulais » mieux plaire  » bein me regarder comme un ovni une folldingue etc etc !!
    Mais je me suis apperçue que malgré des efforts  » sur mon changement de comportement en leurs présences et même parfois d’opignons sur un sujet ou même mentir sur un truc que j’aime parce que eux n’aimaient et pour dire  » Bah je vais dire comme eux comme ça pas de problème et ils m’aimeront  » Et Bien pas du tout au contraire !!!!!!!!!!!!!!!
    Donc un beau jour j’ai dis stooooopppp je suis comme je suis on m’aime en tant que Moi la fofolle, la joie de vivre, la rigolote, la spontané, etc etc ! La plus nature tu meurs
    Ou ils vont trouver ailleurs mieux que moi plus guindé du bignou et ils seront content !!!
    Moi je suis nature et je le reste point barre.
    Et bien tu sais quoi ils m’aiment pas mieux, pas plus ils font avec et moi et bien je garde le cap, je souri, je blague, je fais comme si de rien n’était et parfois je surprends certaines personnes dans leurs regards qui se disent elles me fait marrer celle ci avec son naturel j’aimerais pouvoir en faire autant !!
    Et je sais que ceux qui m’aiment ils sont dinguent de ça alors moi je préfére plaire à ceux qui m’aiment finalement !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 😉
    Et les autres bah qu’ils aillent se brosser !!!
    Bisous bonne soirée !!!!!!!!!!!!!!!!

    1. Gniiii Marielle ;-),
      +1 pour tout ce que tu dis. Surtout pour ton : « Et je sais que ceux qui m’aiment ils sont dinguent de ça alors moi je préfére plaire à ceux qui m’aiment finalement ».
      C’est vrai que c’est une telle perte de temps, d’énergie à se demander comment s’adapter pour autrui quand on ne se sent pas apprécié. Alors que franchement, c’est tellement plus sain de rester en bonne compagnie et ne pas s’obliger à être ce que l’on n’est pas.
      Tu es bien combative là dessus et tu as totalement raison, je te trouve super positive et tu me donnes envie de vraiment lâcher prise avec ça (parce que là, je le fais un peu, mais pour être honnête ça me travaille toujours quand ça m’arrive).
      Merci Marielle en tout cas pour ton commentaire pleins de motivation, d’acceptation, de réflexions et viii, surtout rester soi-même, ça n’a pas de prix !

  3. j’aimerais bien entendre ton rire une fois moi ! je trouve ça joli comme son et ça donne plutôt le sourire… Ils n’étaient pas un peu coincés ou jaloux (voire butés…) ceux qui te jugeaient (si rapidement) ????

    1. Salut lheureuse 😀 !
      Mon rire, un jour peut-être entendras-tu ce son délicieux ah ah. Moi aussi c’est un son que j’aime bien chez les autres.
      C’est pertinent ce que tu dis. Je me souviens qu’il y avait des personnes très butées, oui. Jaloux, il y en a eu aussi, parfois des proches, je me souviens d’une « amie » (que je ne vois plus) qui m’avait fait la réflexion que c’était fatiguant, blablabla. Ca m’avait gênée car j’avais senti quelque chose de pas bienveillant du tout dans sa démarche. Mais c’est ce que je me suis dit après coup, qu’il y a un moment quand tu as autant de véhémence pour cela c’est que ça leur renvoie un truc à eux et que je ne peux rien y faire.
      Merci ! bon week-end !

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