Aller à une soirée et ne connaître (presque) personne, check et re-check

Hier soir, je suis allée à l’anniversaire de la chérie d’un collègue de boulot dans un bar du 18ème.

Avec sa chérie, on s’est vus moults fois dans le cadre du théâtre où je bosse. On a discuté de choses légères, personnelles, de souvenirs, de projets. Bref, on se découvre de plus en plus et c’est une fille que j’apprécie. Je m’entends aussi très bien avec mon collègue.

Du coup, quand elle m’a invitée à sa fête d’anniversaire, je me suis dit que c’était cool.

Dans un premier temps, je pensais ne pas être dispo, mais en fait si. J’ai alors confirmé ma venue. J’étais excitée d’y aller, d’entamer des discussions sur le mode : et toi, tu fais quoi ? Comment vous vous connaissez ? Tu habites où ? Ça a l’air bon ce que tu bois.

Puis mon esprit s’est orienté vers l’angoisse et la fille timide bien planquée à l’intérieur de moi, s’est pointée à nouveau. Elle me disait : mon dieu, tu ne vas connaître personne. Et si les gens ne sont pas très avenants ? Et si tu te retrouves toute seule dans ton coin avec ton verre de vin pour seul ami ? Et si tu engages la conversation et que la personne finit par se faire la malle ? Moi à ta place, je ne tenterais pas le coup. Je rentrerais bien sagement chez moi. Je ferais comme d’habitude et je ne me risquerais pas dans une situation aussi hasardeuse socialement parlant.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis souvent partagée entre l’envie de connaître de nouvelles personnes et de passer un moment hors de mes sentiers battus amicaux lorsque je peux aller à une soirée où je connais très peu de monde et l’envie de ne pas m’exposer en terme de sociabilité et de rester dans mon confort habituel. J’en retire une angoisse et même une peur assez forte de me retrouver mal à l’aise en société. Parce qu’il n’est jamais agréable de se retrouver dans un endroit où plein de personnes interagissent, sauf soi et d’être là, toute gênée en train d’espérer qu’un trou de souris va s’ouvrir par miracle et que je pourrais y passer le reste de la soirée (et oui, j’ai déjà eu ce sentiment plusieurs fois).

Donc hier, j’étais en mode flippette. Ce qui ne m’a pas empêchée d’y aller. Parce que je me suis dit qu’il fallait bien braver l’angoisse et que ça me faisait plaisir d’être invitée par cette fille trop sympa.

Eh bah, c’était vachement bien. J’ai discuté avec deux de mes collègues comme jamais le contexte du bureau nous y a poussés. J’ai découvert davantage  une jeune femme que je croise régulièrement à mon théâtre avec qui j’ai bien ri et bien échangé et que j’ai trouvé vraiment cool. J’ai eu de micros conversations avec des gens qui n’ont pas le même horizon personnel et professionnel que le mien et ce fut tout à fait intéressant. J’ai bu du vin sans être pompette (ça, ça veut dire que je n’ai pas débité trop de conneries) et je suis rentrée à une heure toute à fait convenable (c’est à dire sans partir trop tôt ou trop tard de la fête).

En rentrant, je me disais que j’avais eu raison de braver cette réserve toujours présente chez moi. Pourtant, les gens et moi même (je dois être honnête) me jugent plutôt très sociable. Mais ma timidité d’antan est toujours un petit peu dans le coin. J’aime me dire qu’elle se place là pas tant pour me bloquer, mais pour me faire dire ensuite que je peux la dépasser et que je peux toujours m’étonner.

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12 Réponses

  1. Comme toi, je suis une timide qu’on dit très sociable mais je ressens toujours, au départ, cette appréhension à découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux milieux. Pourtant, à la fin de la soirée, il est très rare que je regrette d’avoir mis mes appréhensions en veilleuse !

    1. C’est marrant, on est vraiment plusieurs à avoir cette timidité de base et que l’on arrive à supplanter. Je suis moi aussi très rarement déçue d’avoir finalement envoyé mes appréhensions paître. Une raison de plus pour continuer 🙂

  2. J’ai mis ma timidité maladive de côté le jour où j’ai réalisé que c’était en fait assez prétentieux, d’être timide : on imagine que quand on rentrera dans une salle pleine de gens, tous se tourneront vers nous pour nous juger, on se sent observés en permanence (ce qui est une sensation assez atroce, il faut bien dire) alors qu’en fait, la plupart des gens n’en ont rien à foutre de nous, ne vont pas tous se focaliser sur nous, etc.

    Ça m’a passablement libérée.

    1. La prétention et la timidité, intéressant comme point de vue…effectivement les gens ne nous regarderont pas…sauf si on est timide et maladroit et là c’est fatal (c’est un peu mon cas à vrai dire, toujours peur de me faire remarquer par ma maladresse surtout que plus je suis nerveuse et plus je suis maladroite).
      J’aime bien ta réflexion.

  3. Coucou !! Je me reconnais dans ton texte !! J’ai toujours une imprehension de malade quand je vais à une fête une sortie ou je connais pas les gens !! Quitte à ne rien bouffer de la journée et avoir une boule au ventre !! Et puis une fois que le premier pas est franchis je me dis qu’es que j’ai été benette moi on s’éclate ici on rigole on chante on rit …………Enfin bref on se refait pas mais on essaye au fil des années de prendre les choses avec moins d’apprehension !!! surtout pour des choses agréable !Parce que oui allez a une fête un resto etc etc une sortie sympa y’a pire ! Lol !

    1. Coucou Marielle !
      En fait c’est ça, c’est le 1er pas qui fait le plus peur, mais c’est lui qui nous fait le plus de bien. Parce qu’après on se sent plus libre et l’appréhension se barre :-).
      Oui c’est vrai, on ne se refait pas, mais les années servent aussi à se sentir mieux et clair que se faire une petite sortie ça fait du bien, hi hi.
      Je t’embrasse et merci pour ton petit mot !

    2. Et puis au faite !! Appréhension c’est mieux pour me faire comprendre Lol

      1. T’inquiètes, on s’est comprises 😉

  4. J’aime… j’me reconnais. C vrai qu’ en général ça se passe bien 🙂 . Et puis la chance sourit aux audacieux.

    1. Effectivement, la plupart du temps ça se passe bien, c’est sur cette idée que j’essaie de me concentrer :-). J’aime bien cette expression 🙂
      Bonne journée Serge !

  5. Je partage cette appréhension. Toujours difficile de briser la glace dans un environnement qui ne nous est pas familier

    1. Hello Hypnagogie 🙂
      « Briser la glace » voilà c’est ça la peur de ne pas la briser, et pourtant ça arrive de manière surprenante parfois.
      Bonne soirée !

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