Drive : un ange tueur passe

Date de sortie : 5 octobre 2011

Synopsis : A Los Angeles, un jeune homme solitaire « the driver » vit une double vie. Le jour, il est garagiste et cascadeur sur des tournages de film. La nuit, il utilise sa maîtrise de la conduite pour mener à bon port des truands après leur braquage.  Sa route croise bientôt celle d’Irene et de son fils Benicio, il passe du temps avec eux et sa vie semble moins morne. Ces moments de joie sont interrompus par la sortie de prison du mari d’Irene qui revient vivre avec sa famille. Celui-ci se retrouve enrôlé de force dans un nouveau braquage. The driver lui propose son aide. Le casse tourne mal. Doublé par les commanditaires, sa vie ainsi que celle d’Irene sont menacés. Le jeune homme commence alors sa traque des malfrats pour sauver leur peau.

Casting : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Ron Perlman, Christina Hendricks.

Réalisation : Nicolas Winding Refn

Scénariste : Hossein Amini d’après la nouvelle « Drive » de James Sallis

Drive commence sur les chapeaux de roue (oui, elle était facile je vous l’accorde). On fait la connaissance du driver aka Ryan Gosling en  mode as du volant qui met ses compétences au service de malfrats pour leur braquage. Les premières minutes sont intenses. Le plus surprenant est la suite. Après cette entrée en matière survoltée, ceux qui attendent un Fast&Furious indé en seront pour leur frais. D’accord c’est un film avec des bagnoles à l’intérieur, quelques courses poursuites absolument stressantes et des cascades. Cependant, ce sont d’autres éléments du film que j’ai trouvé fascinant.

La première partie se déroule comme dans un rêve éveillé. Il y a ce « driver », cascadeur sur des tournages et garagiste, son patron est son seul ami proche. Une vie pas très palpitante, mais qui ne semble pas vraiment le déranger. Puis le gars mutique et réservé fait une belle rencontre en la personne d’Irene et de son fiston. Et la, miracle, on assiste à l’éveil du bonhomme. Il sourit, il prend plaisir à les emmener en vadrouille, joue avec le petit, se rapproche de la maman et on assiste à plusieurs beaux petits moments de vie.

La situation commence à basculer quand le père sort de prison et rentre au bercail.

La seconde partie prend alors une allure cauchemardesque. Le « driver » s’efface progressivement auprès de la petite famille, mais il entreprend d’aider le père pour réaliser un casse destiné à éponger une dette. Le braquage foire totalement. Sans vous révéler la suite, c’est à ce moment là et avec une rare violence que j’ai assisté à l’éveil d’une machine à tuer implacable. Le chevalier servant est encore là, mais il laisse la place à un mec prêt à tout pour protéger ceux qu’ils aiment.

A côté du déchaînement de violence dans la seconde partie (interdit aux moins de 12 ans) Drive c’est aussi une histoire d’amour, tout en finesse, avec des regards, des sourires, de petits contacts de la main. J’avais hâte de voir comment la relation d’Irene et du « driver » allait évoluer. Pour ceux qui iront le voir, la scène dans l’ascenseur m’a scotchée. Pas besoin de montrer un nichon, une main dans la culotte ou d’en faire des tonnes pour créer une fucking tension sensuelle et sexuelle entre deux personnages au ciné. Juste une lumière et une gestuelle particulière qui feront partir en vrille les plus romantiques d’entre nous tous.

Enfin, j’adore le casting. Ok Ryan Gosling est beau (je me répète un peu non ? ;-)), mais justement c’est ce physique candide et laconique qui rend encore plus dérangeantes les scènes où ce bel ange blond se transforme en tueur inquiétant. Son corps et sa gestuelle en tension ainsi que les paroles prononcées auprès d’un braqueur dans un bar, montrent dès le début que le feu sous la glace. A la base pas très fan du physique « petit oiseau tombé du nid » de Carey Mulligan, j’ai apprécié son jeu pour le rôle de cette maman prise entre ses sentiments amoureux et le bien-être de sa famille. Enfin, j’étais contente de revoir Ron Perlman, un acteur que j’apprécie pour ses rôles atypiques et dont la stature donne une originalité aux personnages qu’il interprète. Mention spéciale pour Bryan Cranston (le papa de Malcolm) qui interprète le mentor du driver.

Ha oui et le film possède une BO génialisime qui donne une ambiance inattendue au film.

Drive. Un très très bon film qui ne démérite pas son prix de la mise en scène obtenu cette année à Cannes et qui mérite à mon avis toute votre attention. Allez-y, je suis sure que vous aimerez.

Publicités

4 Réponses

  1. Hiiiiiiiiiiii Ryan Gosling!!!!!!!

    1. Mouahaha ouiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!

  2. Tu rejoins pas mal de critiques. Parait que c’est bel et bien un petit bijou.
    J’avoue que j’ai du mal à me laisser convaincre, trop de bagnoles et de bogoss, mais bon, je passe peut être à côté d’un super moment de ciné.
    Et pis, y a que les imbéciles qui changent pas d’avis hein !

    1. Trop de bogoss, on le voit tout le film donc ça sera dur pour toi de l’éviter. Pour les bagnoles, c’est une part très infime de l’intrigue.
      Peut-être bien que tu loupes un film de ouf, mais bon tous les goûts sont dans la nature (effectivement il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis :-)).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :