Comme si l’on s’était quitté la veille

*Photo de Purepeople : les 2 copines du cinoche français (Leila Bekhti et Géraldine Nakache)

20h, un dimanche, une terrasse parisienne ensoleillée. Je discute avec une amie :

Moi : Alors est ce que tu te plais là bas ? La France ne te manque pas ?

Elle : Un peu. Non en fait pas du tout !

Une serveuse amène les boissons. Nous continuons la conversation entrecoupée de rires, de chamailleries, de vannes, de compliments, on se prend dans les bras, on piaille.

Des clients attablés à côté nous lance des regards irrités.

J’y prête à peine attention, ça me fait rire. C’est sûrement pas leur air méprisant qui gâchera ce moment. Car ce soir, je fête mes retrouvailles avec une copine de 20 ans que je n’ai pas vu depuis 6 longues années. On s’est donné des nouvelles pendant tout ce temps. Les mails, Facebook, les appels longue distance ont fait leur travail pour entretenir le lien. Toutefois, il me manquait sa présence et j’avais des envies de retrouvailles en bonne et due forme. Pourtant avant le rendez-vous, j’étais un chouia nerveuse. Je marche d’un pas décidé mais je ne manque pas de regarder mes cheveux, ma tenue et mon visage à chaque vitrine. Puis je commence à m’angoisser toute seule. Je me dis que ma copine va peut-être me trouver fatiguée ou noter ma mauvaise mine. J’aurais peut-être rien à lui dire ou bien elle va me trouver ennuyeuse.

J’arrive place des Victoires. Je lui envoie un petit message : je suis là.

Je fais les cent pas. Un homme se gare à proximité, il me fait des signes pour que je m’approche. Puis un autre me drague lourdement. Je les envoie bouler avec nervosité. Je suis déjà assez stressée comme ça c’est pas pour qu’en plus un quidam vienne me gâcher mes retrouvailles.

Elle arrive.

Et là, on se jette dans les bras. On rit, on se retient de pleurer. On se lâche plus, on se regarde :

Elle : t’es la même ! T’es la même ! t’as pas changé !

Moi : oui toi aussi ! La même !

On se balade et on trouve un bar pour se poser, pour bien papoter. Et on se parle beaucoup, beaucoup. Le temps nous manque et on a plein de choses à se raconter la famille, le boulot, la vie en couple tout ça, tout ça.

Puis vient le moment de se dire au revoir.

Moi : snif, tu reviens quand ?

Elle : je ne sais pas. Pas tout de suite, je pense. Mais il faudra absolument que tu viennes chez moi là bas. Ok ? Ok ?????

Moi : oui bien sûr que je viendrais te voir.

Encore une étreinte. Je la regarde une dernière fois.

Puis ça y’est elle est déjà partie. Putain mais pourquoi faut-il que le temps passe si vite dans les bons moments. Je me dis qu’on a changé mais que dans le fond on s’est retrouvés comme à la grande époque où l’on passait des heures à se parler. Sur le chemin, une expression me revient en tête : comme si l’on s’était quitté la veille.

Je souris.

Oui c’est exactement ça.

Publicités

Une Réponse

  1. On adore !
    Donc toujours la même 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :