Pouet pouet

Gare du nord.

Quai du RER B direction Paris.

J’attends les bras croisés, je suis fatiguée, un peu de mauvaise humeur en train de ruminer un truc.

Le train arrive. Les poussettes, les vélos, les gens. Tout le monde descend. Puis rebelote dans le sens inverse, tout le monde monte c’est le bordel. A l’intérieur, il n’y a pas de place (normal RER B en presque heure de pointe).

Je reste blasée sur le quai. Je me dis que je prendrais le prochain et qu’avec un peu de chance il y aura un peu moins de monde. C’est la cohue pour monter, les gens se poussent. Un petit couple de sexagénaires arrive avec leurs valises. L’homme semble très pressé, il saisit sa valise et la porte avec empressement dans le wagon. Les portes commencent à sonner. Il se tourne vers sa femme restée sur le quai :

– mais dépêche toi enfin, on va le rater. Vite, vite !

Sa femme prend avec délicatesse et lenteur sa valise et rabat la poignée. Elle se penche pour regarder la fermeture éclair de sa valise, à son expression on dirait que quelque chose cloche avec cette fermeture. Pendant ce temps là les portes continuent à sonner. Son mari commence à s’énerver : mais dépêche toi pfff !!! On va partir sans toi ! Vite !

Et là dans un sursaut de vitalité, sa femme saute dans la rame. Elle se penche pour faire avancer sa petite valise et avoir un peu de place. Elle est arrivée in extremis dans le wagon juste avant que les portes ne se referment…

Sur son cul.

Oui les portes se sont refermées sur ses fesses. Enfin plutôt devrais-je dire que les portes ont buté sur son popotin. Et au moment où ça arrivait, j’ai entendu la cucaracha en klaxon dans ma tête. Comme si au contact des portes, les fesses de la dame avaient fait ce bruit, tu vois.

Ouais je sais, c’est con, mais c’est bon. Du coup j’ai retrouvé la pêche en moins de deux. Et je peux te dire que ça m’a fait rire toute seule une bonne partie de l’après midi (toute l’après midi en fait). Dès que je prenais un truc à lire où mon MP3 pour faire diversion, mon cerveau me ramenait toujours à cette vision du popotin qui coinçait les portes du RER avec encore et toujours le bruit d’un klaxon jouant la cucaracha.

Purée il se passe des choses vraiment bizarres dans mon cerveau c’est parfois bon d’avoir le rire facile :-).

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