Si on m’avait dit un jour que

Je deviendrais une adepte du jogging. Hé bé j’y aurai pas cru.

Et pourtant depuis hier j’ai repris. Pendant ces longs mois d’hiver, je suis allée courir un petit peu, emmitouflée dans mon polaire, mon bonnet, mes gants et mes chaussettes. Mais le froid, vraiment j’ai pas pu. J’attendais donc le retour des beaux jours avec impatience pour recommencer mon petit footing régulier commencé il y a près d’un an maintenant.

C’était pourtant pas gagné.

A la base le sport et moi ça n’a jamais été love story, à l’école c’était plutôt la cata. Tu te souviens de la fille qui était essoufflée après un tour de stade et qui se faisait dépasser par la classe en endurance. Mais oui, la fille qui terminait à peine son troisième tour que la majorité des autres élèves entamaient déjà le cinquième. Bon bah voilà c’était moi. Je suis très vite arrivée à la conclusion que ce n’était pas tant que je n’aimais pas courir, c’est juste que la course à pied ne m’aimait pas. Et puis je m’étais mise dans le crâne que j’étais nulle en sport et que je pouvais rien faire.

Comme on dit y a que les cons qui changent pas d’avis.

J’habite pas loin d’un parc où je vais souvent me balader. Et je voyais tous ces joggeurs fous à donf dans leurs courses. Et puis j’étais surprise de voir que les joggeurs avaient des gabarits différents et qu’ils n’étaient pas tous super rapides, musclés et minces. Alors l’idée a fait son chemin et puis un jour j’ai pris ma décision. Moi aussi j’allais devenir une joggeuse du parc. Yeah !

Je me suis équipée avec jogging, survet et bonnes baskets. Ensuite, je me suis rencardée sur le net pour savoir comment procéder quand on n’a pas fait de sport depuis des lustres. En résumé, les conseils c’est d’y aller à son rythme même si c’est très lent. Chercher à courir un tout petit peu mais tenir le petit peu (Tu cours 3 minutes et tu en marches 5 t’inquiètes, au moins tu as été endurante). Et surtout ne pas se comparer aux autres, chacun son rythme.

Je me suis lancée et les débuts ont été difficiles. Je suis essoufflée facilement et mes plages de récupération durent plus longtemps que les moments où je cours. J’ai aussi l’impression que tout le monde se fout de ma gueule à cause de ma lenteur de course. Ouais tout le monde y compris le bébé dans sa poussette. Ma parano de joggeuse s’installe progressivement. En plus, je me fais dépasser à tout va.

Jé-Jé alias Jérôme le bellâtre me dépasse. Il court vite et bien. Il met parfois des T-shirts mais préfère être torse nu. Non mais bien sûr qu’il se met torse nu parce qu’il a chaud même par 10 degrés, bien sûr que cela n’a rien à voir avec le fait qu’il aime montrer ses muscles et ses abdos Jé-Jé. Il boit des boissons énergétiques pendant la course et ne court qu’avec d’autres bellâtres pour ne pas écorner son image de joggeur beau gosse qui sent bon le sable chaud.

Source photo : Closer

The bombasse me dépasse aussi. Grande, canon, grandes jambes. Ca fait une heure qu’elle court mais pas une trace de transpi, pas d’auréoles sous les aisselles et des pommettes légèrement rosées montrent qu’elle est en plein effort. Elle court gracieusement, ses pieds touchent à peine le sol, sa queue de cheval fait des mouvements aériens. Même les coureurs les plus concentrés se retournent sur son passage tellement qu’elle est belle. The bombasse me dépasse une fois. Deux fois. Trois fois sur le parcours et ça commence à m’énerver tant de perfection incarnée. Elle est belle quand elle court pendant que je trottine à côté, rougeaude, transpirante et que je souffle comme un boeuf. Pas elle. L’effort lui va bien et ça se voit. La biatch.

Source photo : absoluty gourmand

Je ne compte pas non plus le nombre incalculable de fois où je me fais dépasser par des groupes de séniors. C’est pas grave, je m’accroche et après les premières séances je me sens mieux. Je me concentre sur moi. Fini les coups d’oeil à droite et à gauche, fini les comparaisons. Je ne lâche pas le morceau et je progresse. Depuis, je continue aussi régulièrement que je peux et maintenant je cours plus de 30 minutes sans m’arrêter. Je me mettais tellement de barrières avant que je me pensais incapable d’en arriver à un tel résultat. Et pourtant, j’ai réussi. Alors maintenant quand quelque chose me paraît impossible, je repense toujours à ce moment où je me suis aperçue que oui Bordel de Zut je suis capable de le faire ! Il faut oser et se mettre un bon coup de pied au derrière. On n’arrive pas toujours au résultat que l’on voulait mais au moins on n’a pas de remords à avoir essayé. Roh la la, je me sens d’humeur philosophe aujourd’hui. C’est beau :-).

Pour finir sur la course, je vous laisse avec l’extrait d’un film que j’adore « Forest Gump »où l’on comprend (ou pas d’ailleurs) l’intérêt de courir pour soi :

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6 Réponses

  1. beaucoup de plaisir a vous lire et comme je comprends, demain je participe à la parisienne for the first time…ouïe…ouîe….

    1. Bonjour Loo,
      J’ai un peu freiné sur la course depuis quelques temps suite à des petits soucis d’articulation, mais je ne perds pas espoir de reprendre et de faire un jour La Parisienne comme je me l’étais promis.
      En attendant, de la faire j’encourage les autres :-), du coup tous mes encouragements pour cette première fois, quelque soit le résultat, ce sera déjà une belle fierté d’y avoir participé j’en suis sûre.
      Bonne Parisienne !

  2. Du coup à quand la parisienne ?? 😉

    1. Ha la Parisienne, je m’étais dit peut-être cette année mais je pense que 2012 sera plus mon année.

  3. ah non, je regrette mais « la fille qui était essoufflée après un tour de stade et qui se faisait dépasser par la classe en endurance » c’était moi! 😉
    cet article m’a bien plu, bien que je ne pense pas que je serai un jour Forest Gump… pour moi, courir reste une obligation quand je suis en retard le matin et qu’il faut quand même réussir la prouesse d’avoir son train… Pour moi, le sport-plaisir c’est le « JEU », jusqu’au bout des ongles!!

    1. On devrait monter le club « des filles qui se faisaient dépasser par la classe en endurance mais qui ne lâchaient pas l’affaire pour autant ». Je continue quand même toujours à me faire dépasser sauf que maintenant je m’en fous :-). Je cours à mon rythme et puis c’est tout.
      Faire la course pour choper son train, c’est déjà un peu de sport tu sais ;-).

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