Ma part du gâteau : où est passé mon Klapisch ?

Sortie : 16 mars 2011

Synopsis : Steve est un trader brillant qui vit entre Londres et le quartier de la Défense. France est une ouvrière qui vit à Dunkerque avec ses trois filles. Son ancienne usine a fermé et elle part à Paris pour faire une formation de femme de ménage. Elle est embauchée par Steve. Leurs deux mondes vont se côtoyer pour le meilleur et pour le pire.

Réalisation : Cédric Klapisch

Casting : Karin Viard, Gilles Lellouche, Audrey Lamy, Zinedine Soualem, Raphaelle Godin, Flavie Bataille, Fred Ulysse.

Contrairement à « Paris »(son précédent film), « Ma part du gâteau » n’est pas un film choral où l’intrigue repose sur la rencontre et les existences de plusieurs personnages. Le réalisateur s’attarde ici sur la relation entre France et Steve. France est une mère et travailleuse courage. Au chômage, elle tente de trouver des solutions pour continuer à faire vivre sa petite famille. Steve est le genre de personnage cinématographique que j’adore détester. Son personnage a le profil du mec genre gros con qui se la pète et qui regarde de haut les personnes n’ayant pas le même standing de vie que le sien. Pourtant Gilles Lellouche arrive à nous rendre ce personnage séduisant, charmeur et pas complètement antipathique. La rencontre entre les deux est plutôt intéressante car le clivage entre eux est bien montré sans trop verser dans la caricature.

Pourtant, j’ai été déçue par le film. J’ai eu du mal à comprendre le positionnement du réalisateur sur son style. Une comédie presque romantique ? une comédie dramatique ? un drame social ? Un mélange de tout ça ? C’est pas très clair et ça m’a dérangé.  Également, je n’ai pas réussi à vraiment m’attacher aux personnages. J’ai trouvé que les détails concernant leur personnalité étaient superficiels. De plus, les personnages n’évoluent pas vraiment du début jusqu’à la fin du film. Ils se côtoient mais il n’y a pas de réelle influence de l’un sur l’autre alors que j’aurais aimé qu’ils s’apportent quelque chose. Du coup, j’ai suivi l’histoire en filigrane sans vraiment rentrer dedans. C’est dommage car s’il y a bien un mec selon moi qui arrive à rendre des personnages de films attachants et très humains c’est bien Klapisch. Et bien là non, ça n’a pas pris pour moi.

J’ai quand même été sacrément interloquée par la fin. Je ne m’y attendais pas du tout et j’étais très critique par rapport à celle-ci juste après la projection. En y réfléchissant un peu plus tard, ce final m’est apparu comme logique par rapport à la situation des personnages tout au long du film. Je ne m’attendais pas à ça et j’ai plutôt apprécié d’être surprise.

Petit aparté, j »étais contente de revoir pour de petits rôles  Zinedine Soualem qui fait toujours une apparition dans chaque film de Klapisch et Kevin Bishop l’anglais foufou de l’Auberge espagnole et des Poupées russes.

La bande annonce :

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