Wasteland, un documentaire beau et plein d’espoir

Sortie : 23 mars 2011

Synopsis : Ce documentaire montre le développement et l’aboutissement d’un projet artistique monté par un photographe brésilien Vik Muniz. L’artiste se rend au « Jardim Gramacho » (situé au Brésil) l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert au monde, pour réaliser des portraits des catadores (les trieurs de déchets recyclables). Progressivement, la dignité et le courage des catadores va donner une nouvelle dimension à ce projet qui ne sera plus seulement un projet d’art contemporain mais avant tout un projet rempli d’humanité.

Réalisation : Lucy Walker

A cause de l’affiche, ma première impression sur le film était pas gégène. Ne connaissant pas l’histoire, je pensais que le film était un documentaire portant sur l’utilisation de déchets recyclables pour faire de l’art contemporain.

Il y a de cela dans le film mais ce documentaire porte surtout sur la dimension humaine d’un magnifique projet artistique.

Avec sa bonne bouille, le photographe Vik Muniz se révèle très sympathique. Il parle très bien de son histoire personnelle qui rejoint celle des catadores et de son projet sur eux. Les catadores sont émouvants, souriants et très dignes. Chacun(e) raconte son parcours et des éléments qui les ont amené à travailler dans ce lieu.  J’ai trouvé les femmes catadores très belles et d’une coquetterie tout simplement stupéfiante étant donné leur environnement de travail. Ils restent très dignes également pour parler des sacrifices que ce travail comporte tout en appuyant sur le fait qu’ils ont choisi cette activité plus honnête que de vendre de la drogue ou se prostituer pour gagner de l’argent. Même si on comprend que certains d’entre eux rêvaient d’une autre vie.

Dans la deuxième partie, j’ai été fascinée par le travail de fourmi que représente la réalisation des portraits à partir des déchets. Les portraits sont incroyables et j’ai été émue par la réaction des travailleurs quand ils découvraient leur portrait terminé. C’est à ce moment du film que l’on comprend aussi que cette expérience artistique va laisser des traces chez les protagonistes. Ce sont les catadores qui réalisent les portraits pour chacun d’entre eux et grâce à cette expérience ils entrevoient une nouvelle vie. Du coup, certains vont avoir de nouveaux projets qui ne sont plus compatibles avec un retour à la décharge. D’autre part, on observe le courage et la détermination de ces travailleurs et cela a un impact considérable sur le travail de l’artiste.

Source : allmoviephoto.com

A la sortie du film, je défie n’importe qui de ne pas s’interroger sur son rapport aux déchets et à nos habitudes de tri. Ça rejoint d’ailleurs une réflexion que je me fais souvent sur le trop plein de plastiques pour empaqueter nos produits. Je faisais déjà attention mais je vais redoubler d’efforts sur ma manière de jeter et de consommer. Pourvu que ça dure et que cela ne soit pas comme mes bonnes vieilles résolutions de nouvelle année que je ne tiens jamais ;-).

Donc vous aurez compris que je vous conseille à fond les ballons d’aller voir ce doc.

Allez hop la bande annonce :

Affiche du film source : allocine

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :